Rétrospective descente N20 Paris Dakar 1er/01/2015


Bonjour à toutes et tous.

Je me présente : Patrick, 50 ans dans 1 mois ! ex Toulousain (très chauvin question rugby). 10 ans de moto trail de 1982 à 1992. Tout d'abord Honda 250 XLS puis 400 XLR.

Il y a plus de 30 ans, ce qui faisait résonner mes rêves de jeune homme, c’était le passage du rallye Paris Dakar à Toulouse pour le fameux contrôle de passage.

Je faisais donc partie de ces centaines de milliers de personnes, accompagné par mon père, qui bravaient le froid des 1ers janvier jusque très tard dans la nuit pour capter un peu de cette chaleur aventureuse transmises par les concurrents, pour avoir le privilège de toucher un véhicule, de frôler une vedette, mais encore mieux pour moi : de « papoter » un bref instant avec le poireau de chez poireau des motards ! Plus il y avait de barda sur sa moto, plus j’étais attiré.
Mes héros c’étaient eux, les motards avec les pneus de rechange, les bidons, les sacs ficelés à même la moto et les lunettes de traviole.
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Un peu plus tard, tout cela m’a logiquement conduit à faire dans le milieu des années 80, « en touriste » et encore avec mon père (lui en 504 Peugeot) quelques voyages en Afrique et dans le Sahara avec ma fidèle petite japonaise : une Honda 400 XLR de 1983.
J’ai eu la chance de fêter mes 20 ans à Tamanrasset, à l’ermitage du père de Foucault, un truc comme ça, ça vous marque à vie !

c'est bibi qui pousse sur la photo ( sud Algérie 1984)
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Ensuite… et faisons très court, triste sort pour ma moto : lâchement délaissée en 1992, elle à passé 21 ans dans une grange ouverte à tout vent (un ange venu du Japon devait veiller sur elle, car par chance aucune pièce ne lui fut démontée et volée). Pendant ces 21 ans, pas un « poum poum » du monocylindre, pas un seul km au compteur.

Et voilà que surgissent mes 50 ans… avec cet éternel grand classique : il est l’heure de rattraper certains petits oublis de la vie.
Et si je réalisais, ce que jeune homme je m’étais promis de faire dans les années 80 : suivre les concurrents du rallye lors de la descente de la N20 un 1er Janvier !
Et si pour ce faire je restaurais ma Honda ou plus exactement si je me réoffrais ma bonne vieille moto de mes 20 ans pour mes 50 ans ?

Sortie de la "grange" 1992/2013 - moto avec sa peinture 1985 préparation Niger
(grand père et son petit fils sur la photo)


« La boudeuse » (c’était le petit nom affectueux que je donnais à ma moto) est donc en passe après 10 mois de restauration de devenir « la Vaillante ».

La même moto avec 30 ans d'écart...
2014 1984



Alors voici l’idée de mon projet: tout comme certains reconstituent le célèbre bouchon des années 60 dans le village de Lapalisse sur la Nationale 7, d’autres participent à des rallyes touristiques dans des véhicules d’avant guerre, alors pourquoi ne pas célébrer la descente de la Nationale 20 un 1er janvier de Paris à Sète en une journée. 950 kms !!! comme à l’époque.
(Désormais la N20 est une 4 voies, la vraie N20 des années 80 existe toujours mais déclassée en plusieurs départementales).

Et l’idée suit son chemin… d’autres nostalgiques de ces 1ers janvier frigorifiants voudraient-ils se lancer aussi dans l'aventure ?. D’autres passionnés qui auraient encore des véhicules de ces années 80 ( moto ou auto) en état de rouler et ne demandant qu’à revoir la lumière, il existe bien sur des restaurations répliques de ces véhicules.
Voilà donc l’idée lancée sur le forum ! Il y a pas mal de temps que j’y pense… plusieurs semaines pour ne pas dire 30 ans…

L’affiche du projet :


Bien sur il y aura aussi un petit côté aventureux dans ce trajet même si l’on s’arrête aux portes de la Méditerranée ( le froid – les vieilles mécaniques), mais je précise qu’il est envisageable de parcourir une distance à la carte.
Chacun (avec son véhicule) réaliserait une portion ou la totalité du trajet sur la N20.
Plusieurs possibilités vous sont offertes selon votre lieu d’habitation :
1 - Le départ de Paris et ensuite selon l'état présumé de son véhicule, son envie, sa résistance au froid, ses finances etc. le participant peut prévoir de quitter le convoi dans la ville qui lui convient.

2 - Des participants peuvent nous rejoindre en cours de route pour une certaine distance à parcourir
exemple : un participant de Brive (ou autres villes sur la N20) qui possède un véhicule du Dakar en état de marche ou une réplique pourra se joindre à nous sur quelques dizaines ou centaines de kms alors qu'il ne serait vraisemblablement pas monté jusqu'à Paris.

ORGANISATION SIMPLIFIEE - Esprit "ballade entre amis" et non un engagement dans un rallye.
Pas d'association crée. Trajet réalisé de façon privée pour chacun au sein d’un groupe. Véhicule homologué route. Pas de chronométrage.

J’accepte volontiers au travers du forum toutes les bonnes idées, les bonnes volontés pour ce projet plein de passion et je le précise : sans but mercantile, en espérant qu’il pourra en tenter et ravir certains.

Coordonnées du contact sur l'affiche pour en savoir plus.

Merci d’en parler autour de vous, si cela peut faire ressurgir la mémoire de ces 1ers janvier sur la N20 et au delà de ça, l’émotion de cette mémoire, que nous avons j'en suis sûr, encore tous en nous.

Quoi qu’il en soit, le 1er janvier 2015 il y aura au moins un concurrent 1983 « très très très attardé » le N° 113 qui s’élancera de la place de la Concorde vers Sète.

V
Patrick
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Bonsoir à toutes et tous

Un certain 1er janvier 1983 ( 19 ans à l'époque)

Habitant le sud de Toulouse, comme chaque 1er janvier je passais une bonne partie de la nuit près d'un feu tricolore à appuyer sur le bouton "piéton" (j'ai honte ...) pour que les concurrents s’arrêtent juste devant nous, petit groupe de spectateurs (dans l'ensemble les concurrents respectaient bien le feu rouge).
Ci dessous le panneau récupéré à ce feu rouge indiquant la direction de Carcassonne.
Que TSO me pardonne pour les premiers concurrents égarés dès la N20 à Toulouse…
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Puis vers 1 heure du matin j'allais me coucher et dès lors j'entendais depuis le fond de mon lit, vrombir les moteurs sur la grande ligne droite de la Nationale 113 qui file vers Carcassonne et qui n'est qu'à 80 m devant la fenêtre de ma chambre.
Il me suffisait de pousser légèrement les rideaux et j'entrevoyais les minuscules faisceaux de phares qui fonçaient direction plein Sud. Comment autant de bruit pouvait être dirigé par une aussi petite lumière ? J'imaginais les poignées des gaz vissées à fond, les pilotes si peu protégés du froid s'enfonçant dans la nuit et bientôt la nationale 113, si proche de moi durant toute l'année, prenait cette nuit là le goût d'un vrai lointain.
Ni tenant plus, vers 2 heures du matin, je me relevais, me re équipais et enfourchais ma moto, bien décidé à suivre des concurrents, je voulais moi aussi rouler sur cette nationale africaine, sans savoir que le grand froid de ce "2" janvier allait tout de suite bien me calmer.

Je suis donc tombé sur Gilbert LEBRUN alias "Maya l'abeille" sur 500 XR, combinaison et casque orange et sur ce casque : 2 antennes d'abeille (en fait 2 petites boules sur du fil de fer) que la vitesse agitait dans tous les sens. (disparues rapidement après quelques étapes de désert je présume)
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Je l'ai suivi de Toulouse à Carcassonne avec ça...
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Et là pendant 80 kms ...l'ivresse ! l'heure de gloire !!! mon ego surdimensionné ! enfin la consécration de mes 6 jeunes premiers mois de permis A2, car ma moto de l'époque, avec son réservoir de 21 litres et ses quelques modestes autocollants à la gloire de la Haute Garonne, donnait l'illusion d'une moto africaine.
Concurrent usurpateur, éblouissant et trompant de mon phare 6 volts les spectateurs courageux de la nuit, j'avais droit aux mêmes encouragements, tapes sur l'épaule et bravos que ceux que moi même je donnais 2 heures plus tôt à mon feu rouge.
Coller à la roue de Gilbert Lebrun N° 53 (il a fini 19 ième) ne fut pas une mince affaire mais cela me procurait des ailes, identiques à celles de Maya filant devant moi et malgré le froid de ce 2 janvier "elle sentait vraiment bon le sable chaud" cette petite abeille aux antennes virevoltantes. Il y a des images qui demeurent très vivantes dans ma mémoire...

En revanche, second grand coup de froid, l'heure de la frustration devait vite sonner, le retour Carcassonne - Toulouse fut nettement moins glorieux... plus une attention, plus un bravo, plus un salut de la foule et pour cause je n'étais plus dans le bon sens.
30 ans après, grand méa culpa pour cette gloire usurpée aux authentiques pilotes car j'avoue humblement aujourd'hui que lorsqu'on me faisait de grands gestes d'encouragement depuis le bord de la route je répondais également d'un signe conquérant de la main.
J'avais 19 ans... jeune adolescent en quête d'identité à la recherche de mes héros et ce 1er janvier 1983, ils étaient tous là mes héros ... ces chevaliers casqués des temps modernes sur leur motos à la hauteur de selle démesurée et je fus l'un des leurs... pendant 80 kilomètres.
Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait... mon projet est né ce jour là je crois.
à bientôt
Patrick
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c'est un projet magnifique doublé d'une superbe restauration.
Ta moto est superbe !!!

Bon courage pour cette descente de N20, attention cependant, de nos jours, il y a nettement plus de bleus le long des routes
300 EXC Factory powered !!!
Bud, Tim, à jamais dans nos coeurs !

la vache, ça c'est un projet ! bon courage pour le réaliser avec ta chouette moto bonne idée
JMi la fée - Je ne fais pas dans l'utile, je fais dans le romanesque

Bonjour à toutes et tous !

Petit calcul de la distance à parcourir - 935 kms - même pas peur !!!

Je vais très prochainement mettre sur le forum "Dakar d'antan" le système de suivi du convoi en temps réel qui vous permettra si le cœur vous en dit de venir nous voir passer sur le bord de la N20 la thermos ou le petit kawa à la main. un point tous les 20 kms environ, soit 50 points "heures de passage" dans 50 villes et villages.
Mais je déposerai également ici sur ce forum le "Road book ancienne Nationale 20" sous forme d'un fichier Excel, afin que vous connaissiez exactement les lieux de passage.

à bientôt j'espère, vous pouvez d'ores et déjà vous signaler auprès de moi si vous pensez être là en spectateur ou en participant le 1er janvier, d'une façon ou d'une autre votre présence augmentera la température de ce 1er janvier de quelques degrés

patleh@orange.fr

Bon dimanche

Patrick

JMi a dit :
la vache, ça c'est un projet ! bon courage pour le réaliser avec ta chouette moto bonne idée

Idem
Bonne route et bon courrage
ma passion la moto entre amis(es)

Bonjour

J'ai crée la page Facebook de cette rétrospective du Paris Dakar

https://www.facebook.com/pages/PlacePort-N20/595408863918899?ref=hl



Bonne visite et faites vous connaitre si vous souhaitez nous rencontrez le long de la N20 le 1er janvier prochain - Un suivi en temps réel du convoi sera mis en place.

Patrick

sympas le projet . a suivre sur face book
la moto est une passion

Vous trouverez sur les liens suivants, deux fichiers à télécharger gratuitement.

Ils sont destinés, d'une part aux spectateurs qui souhaiteraient voir passer le convoi le 1er janvier (thermos à la main !) et d'autre part aux éventuels participants qui voudraient nous rejoindre sur un tronçon de la N20.

Le 1er janvier,dès le départ 5H00, un suivi en temps réel de l'avancé du convoi sera consultable sur le forum Dakar d'Antan et sur la page Facebook du projet " PLACE PORT N20"

https://www.facebook.com/pages/PlacePort-N20/595408863918899?ref=hl

Un point HORAIRE/LIEU toutes les 25/30 mn.

Les 2 fichiers sont téléchargeables à partir de la page Facebook.

1er fichier : Timing estimé des heures de passages dans les villes et villages traversés



2ème fichier : Road book fléché de la Nationale 20 Historique que nous emprunterons.


Mes fantasmes de la grande ferveur populaire d'il y a 30 ans sur le bord de la N20 sont au plus haut, j'espère que nous aurons l'occasion de nous rencontrer sur le bord de la route.

Faites vous connaitre d'ores et déjà si vous prévoyez de venir à notre rencontre.

à très bientôt

Patrick

J'viendrais vous voir a l'arrivée au port de Sète
qd il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème !

Voici le déroulement de la journée :


Regroupement/ Préparatif : 4H00 (Parking AIR FRANCE Place des Invalides)
pré départ vers Concorde 4H40
Départ 5h00 Place de la Concorde
Arrivée estimée vers 1H00 à Sète

Roulage en convoi
Esprit ballade entre amis - pas de chrono - respect absolu du code de la route
Arrêt pause/point de regroupement tous les 100 kms : 20mn
Vitesse moyenne estimée avec arrêts compris : 60kms/heure
Roadbook fourni par fichier à imprimer (130 pages)
lien de téléchargement :

http://www.fichier-xls.fr/2014/11/18/road-book-paris-sete-place-port-n

Assistance : un 4x4 assistance avec gyrophare + 1 Mercedes 609 camion balai

Repas 1er janvier : 2 repas chaud sont prévus en extérieur - autonomie du convoi au niveau repas car 1er janvier, mais si nous rencontrons un petit restau. ou petits cafés ouverts , on privilégiera.
Repas 2 janvier : restaurant fruits de mer sur le port de Sète.

Financement ; chacun paye pour ce qu'il dépense (essence - Hôtel - restaurant etc.) - pas de frais d'inscription mais une avance pourra vous être demandée pour les réservations d'hôtel.

Logement Paris nuit 31 au 1er : villa mobile home Camping Chantilly (bois de Vincennes)
Logement Sète : Hôtel IbisBudget port de Sète à 500m de l'arrivée

A l'attention des spectateurs sur le bord de la N20 (15 forums 4x4 et moto TT alimentés = 20000 vues en 5 mois), un suivi en temps réel de l'avancée du convoi sera mis en place (équipe de 4 personnes) qui alimenteront le site forum "Dakar d'antan"
lien :
http://www.dakardantan.com/forum/place-port-n20-suivi-en-temps-reel-de

Retour : départ Sète dans l'après midi du 2 janvier - arrêt possible à Toulouse - petite maison de campagne chauffage par cheminée uniquement - puis poursuite remontée le 3 janvier. Sinon remontée dès le 2.

Contact média presse en cours
La dépêche du midi à Toulouse (confirmé)

Bonne soirée

Patrick

HELP !!!!

Besoin de conseils... selon le bon adage de Napoléon " la préparation d'une bataille doit être pessimiste et sa réalisation doit être optimiste..."
J'ai donc pensé que je peux tomber sur une route mouillée le 1er janvier et mes pneus actuels à tétines risquent de pas faire l'affaire.

Que me conseilleriez vous en pneus qui soient vraiment valables sur du bitume mouillé ? et montables sur mon trail XLR 400

Dim Arrière : 120/90 en 17'

Dim avant : 90/90 en 21'

merci pour votre aide, faut pas que je traine, il y a un petit rodage de pneus a faire avant le 31 !!

@+

Patrick

Bonsoir


La PLACE PORT N20 en 4 photos... Avant / Après









Patrick

bonjour,
c'est une jolie histoire, je ne connaissais pas ce rallye.
« A son lit de mort, l'homme songe plutôt à élever son âme que des lapins. »

Alors Patrick, ca c est passé comment ce périple ?
qd il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème !

Bonsoir à toutes et tous

je vous invite à voir le récit de cette journée sur la page Facebook de cette descente de la N20

https://www.facebook.com/pages/PlacePort-N20/595408863918899?ref=hl

merci à vous tous de vos encouragements qui ont monté la température de quelques degrés, il ne faisait vraiment pas chaud ce 1er janvier sur la N20.





à très bientôt

Patrick

une petite larme de nostalgie!! bravo belle idée, j'ai aussi vécu les années folles, et je suis donc aussi parti vivre les aventures de l'Afrique, en moto, en voiture, le plus beau voyage, le départ d'Aubusson 23200 direction Bamako (MALI) en CX diesel puis direction Bandiagara (pays Dogon) l'opération que j'ai réalisé : UNE AMBULANCE POUR LE MALI
32 jours de voyages, pas de GPS et pas d'assistance à l'arrache!!
nous somme bien arrivée a destination pour remettre l'Ambulance aux peuple MALIEN.
aucunne panne sauf beaucoup de crevaisons.
Dany D'Hulster
je rechercherais des photos si des personnes sont intéresser
Secrète Aventure

Bonjour à toutes et tous

me revoici pour le "PLACE PORT N20" seconde édition.

Toujours plus long et sans doute toujours aussi froid ! La première édition fut une belle expérience et un très chouette retour dans le passé avec une équipe de joyeux "givrés" qui m'accompagnait et vous tous sur le bord de la N20 et dans les villes traversées.

Je remets donc ça dans 3 mois en réalisant cette fois ci le parcours complet de 1983 jusqu'au camp des Garrigues au nord de Nîmes.

L'antique XLR 400 1982 se prépare à affronter bitume et verglas avec une silhouette plus proche de celle des motos de 1982/83

L'éclairage a été nettement revu car l'an dernier les 36 watts de mon phare furent bien féblichons face au brouillard givrant qui m'a accompagné de Cahors à Narbonne.



Comme le 1er janvier dernier, vous pourrez suivre en temps réel l'avancé du convoi sur la page Facebook du périple PLACE PORT N20.

à bientôt pour des news concernant la préparation mais aussi peut être à bientôt le 26 décembre sur les bords de la N20

Patrick



Bonsoir à toutes et tous !

ça commence demain !
c'est pour les passionné(e)s... je vous invite à re écouter quotidiennement du 02/11 au 20/11 et comme il y a 33 ans le journal du Paris Alger Dakar 1983 présenté par Gérard Fusil et Gérard Jouany
sur ce lien :

https://www.facebook.com/PlacePort-N20-595408863918899/?fref=ts

Bonne écoute !

Patrick


Reconnaissance de ses pairs, pas tout à fait... plutôt un message "intemporel" du jeune Patrick de 1983 à celui de 2015, le remerciant de n'avoir pas oublié de réaliser son rêve de gosse.
Avec, cerise sur le gâteau, les héros de l'époque qui sont encore là pour vous m'y encourager.

Le 1er janvier 1983, (18 ans) habitant le sud de Toulouse je passais une bonne partie de la nuit avec mon père près du feu tricolore de Ramonville Saint Agne à appuyer sur le bouton "piéton" (j'ai honte ...) pour que les concurrents s’arrêtent juste devant nous, petit groupe de spectateurs frigorifiés mais animés et réchauffés d'une grande ferveur populaire.
en photo : le panneau, accroché au feu tricolore, qui indiquait aux véhicules la direction de la 113, direction plein Sud !
J’ai « subtilisé » ce panneau avant de rentrer chez moi, que TSO me pardonne si les premiers concurrents égarés du rallye l'ont été dès ce feu tricolore.




Puis j'allais me coucher et dès lors j'entendais depuis le fond de mon lit, vrombir les moteurs sur la grande ligne droite de la Nationale 113 qui file vers Carcassonne et qui n'était qu'à 80 m devant la fenêtre de ma chambre.
Il me suffisait de pousser légèrement les rideaux de ma fenêtre et j'entrevoyais les minuscules faisceaux de phares qui fonçaient direction plein Sud.
Comment autant de vacarme et de puissance pouvaient être dirigé par une aussi petite lumière ? J'imaginais les poignées des gaz vissées à fond, les motards si peu protégés du froid s'enfonçant dans la nuit et bientôt la nationale 113, si proche de moi durant toute l'année, prenait cette nuit là le goût d'un vrai lointain.
Alors ni tenant plus, tard dans la nuit, je me relevais, me re équipais et enfourchais ma moto, bien décidé à suivre le premier des concurrents qui se présenterait à moi.
Je voulais moi aussi en être de cette aventure, de cette nationale 20 Africaine, sans savoir que ce serait le grand froid du "1er" janvier qui allait dans un premier temps bien anesthésier ma ferveur saharienne.

Je suis donc tombé sur Gilbert LEBRUN alias "Maya l'abeille", sur 500 XR, combinaison et casque orange et sur ce casque : 2 petites antennes d'abeille (en fait 2 petites perles oranges sur du fil de fer) que la vitesse agitait dans tous les sens.


J’ai suivi le concurrent N°53 de Toulouse à Carcassonne avec ma modeste 250 XLS...




Et là, pendant 80 kms ...l'ivresse ! l'heure de gloire !!! mon ego naissant largement surdimensionné et comblé à l’extrême ! Enfin venait la consécration de mes 6 jeunes premiers mois de permis A2, car ma moto de l'époque, avec son réservoir de 21 litres et ses quelques modestes autocollants à la gloire de la Haute Garonne, donnait l'illusion (aidée par la nuit) d'une moto préparée pour le désert africain.
Concurrent usurpateur, éblouissant et trompant de mon phare 6 volts l'engouement populaire des spectateurs de la nuit, j'avais droit aux mêmes encouragements, tapes sur l'épaule et bravos que ceux que moi même je donnais 2 heures plus tôt à mon feu rouge de Ramonville saint Agne.
Sous mon casque : tsunami de jubilation !!!!
Coller à la roue de Gilbert Lebrun N° 53 (il a fini 19ième) ne fut pourtant pas une mince affaire avec ma petite 250 cc, mais cela me procurait des ailes, identiques à celles de Maya filant devant moi et malgré le froid de ce 1er janvier "elle sentait vraiment bon le sable chaud" cette petite abeille aux antennes virevoltantes.
Il y a des images qui demeurent en vous juste vivantes parce qu’elles sont inscrites dans votre mémoire... Maya, c’est au delà de ça, car subsiste encore aujourd’hui l'émotion de cette mémoire, l’émotion de ma jeunesse…
En revanche, l'heure de la frustration devait vite sonner et là : second grand coup de froid glacial ! le retour Carcassonne - Toulouse fut nettement moins glorieux... plus aucune attention, plus un bravo, plus un salut de la foule et pour cause je n'étais plus dans le bon sens.
30 ans après, grand Méa Culpa pour cette gloire usurpée aux authentiques pilotes, car j'avoue humblement aujourd'hui que lorsque l'on me faisait de grands gestes d'encouragement depuis le bord de la route je répondais également d'un signe glorieux et conquérant de la main.
J'avais 18 ans... jeune adolescent en quête d'identité à la recherche de mes héros... et ce 1er janvier 1983, ils étaient tous là mes héros ... ces chevaliers casqués des temps modernes juchés sur leur motos à la hauteur de selle démesurée et je fus l'un des leurs... pendant 80 kilomètres.
Mon périple Paris Sète 2015 est né ce jour là je crois bien – Il m’aura fallu 33 ans pour retrouver Maya l’abeille - merci à toi, Gilbert Lebrun.


... 33 ans plus tard en compagnie de Gilbert...Maya...qui a fait 4 Dakars à moto (80/81/82/83) et les as tous terminés !! respect.

à l'époque réputé pour être le bon samaritain toujours près à relever une moto, à dépanner un pilote en cannibalisant sa propre machine, à avoir le bon mot pour relancer le moral d'un motard épuisé, il n'a pas changé - J'ai été reçu par Gilbert d'une façon admirable et j'ai fait le temps de cette rencontre un voyage dans l'histoire des Dakars d'antan comme je l'aime, celle avec un petit " h " et tellement bien agrémenté de la manière croustillante dont Gilbert raconte les choses.

Il a très aimablement accepté d'être le parrain de la seconde édition de la 2de édition du Place Port N20 -







Bonjour à toutes et tous !

comment suivre la rétrospective...

" BIEN AU CHAUD DERRIÈRE VOTRE ORDINATEUR ! "

Un " Live" vous sera proposé tout au long du périple sur la page Facebook du Place Port N20 - photo - vidéos - commentaires

https://www.facebook.com/PlacePort-N20-595408863918899/



" SUR LE BORD DE LA N20 "

Sur cette page FaceBook vous retrouverez :

1 - le SUIVI EN TEMPS REEL DE L'AVANCEE DU CONVOI sur la N20 -

un point tous les 30 kms environ - ce qui vous permettra de ne pas trop attendre dans le froid. L'an dernier : chaleureux accueils dans les grandes villes


mais aussi de sympathiques encouragements dans les petits patelins longeant la N20


En attendant le suivi en temps réel du 26 décembre , voici...

2 - le TIMING THEORIQUE de passage dans les villes et villages (à télécharger gratuitement)
http://www.fichier-xls.fr/2015/11/28/timing-estime-paris-nimes/


3 - le ROAD BOOK DU TRAJET SUR LA N20 historique et de la N 113 ( à télécharger gratuitement)

Sur ce road book sont indiqués les lieux de nos pauses ( une tous les 100 kms)
http://www.fichier-xls.fr/2015/11/28/road-book-paris-nimes-sete-trocadero/



à bientôt pour cette rétrospective nostalgique ! les thermos de chocolat sont les bienvenues !!! merci

Patrick

C'est super de voir passionnés qui vivent leur passion a fond
Bonne route a tous
qd il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème !

à bientôt sur le bord de la N20 peut être...

Patrick








Bonjour à toutes et tous

Je remets ça pour la 3ème édition ! un peu plus long et un peu plus loin. 1000 kms ça suffisais plus !

Au programme de cette 3ème édition : une rétrospective kilométrique du Raid Marathon Santos qui eu lieu lors du 5ème rallye PARIS DAKAR - il s'agissait pour les concurrents de l'époque de rallier Agadez (Niger) à Korhogo (Côte d'Ivoire) d'une traite.
Pas moins de 2300 kms à parcourir en moins de 50 heures avec 2 périodes de repos obligatoires de 4 heures à Niamey et Léo.

Pour ce faire un panaché des épreuves organisées par Thierry Sabine, au travers de TSO, nous permettra d'atteindre les 2300 kms.
Enduro du Touquet - Départ symbolique du Touquet
Croisière Verte - 2 étapes jusqu'à Mourmelon
puis retour sur Paris.
Etape française du PARIS DAKAR par la N20 historique pour les 1100 kms jusqu'au camp des Garrigues à Nîmes, puis le port de Sète.
Passage par Perpignan direction l'Espagne et le désert des Bardénas pour y réaliser une centaine de kms de pistes.

Comme les années précédentes un suivi en temps réel de l'avancé du convoi e tun "Live" (sur page Facebook PLACE PORT N20) vous permettra de nous faire un p'tit coucou sur le bord de la route ou pourquoi pas nous accompagner sur un tronçon du parcours.

à pluche !

Patrick









c'est quand ?
twingame à tendances monomaniaque

Bonjour à toutes et tous

Tout comme les 2 précédentes éditions il y a un suivi de la préparation du périple et par la suite un " live " en direct pour nous suivre le long du trajet -Si le c½ur vous en dit, pourquoi pas vous joindre à nous sur un tronçon du parcours ?
c'est sur ce lien PLACE PORT n20

https://www.facebook.com/PlacePort-N20-595408863918899/?ref=settings



Patrick

Le parrain de la 3ème édition est Hervé Leconte... oui, mais pourquoi ?



Lorsque j’étais enfant - je vous parle des années 70 - et lorsque mes parents me réveillaient tout spécialement à 20 heures pour me poster devant l’écran de télévision afin que je m’inocule « La piste aux étoiles », je portais une vénération sans limite et béate à l’un de ces circassiens talentueux, juché en haut de sa corde raide, prêt à braver les pièges que lui tendait la gravité.
Non, mon dévolu de très jeune téléspectateur ne se portait pas vers le bel athlète maquillé aux muscles saillants et au collant aussi pailleté que serré, non… aucune admiration pour cet équilibriste n’ayant de mérite que d’avoir répété mille fois les mêmes gestes automatisés mais feignant tout de même un risque de chute afin que les spectateurs, situés 5 mètres plus bas, en aient pour leur argent.
Non… loin de toute cette parade et du haut ou plutôt du bas de mes 6 ans, j’admirais l’artiste qui savait rendre son égo muet, celui dont la technicité savait demeurer enfouie sous le burlesque.
Mon regard d’enfant se portait au clown équilibriste qui se risquait à traverser l’étroite et instable ligne de vie, chaussé de ses 40 cm de chaussures rouges aux lacets jaunes flamboyants.
Il était… mais je ne devais le comprendre que bien plus tard, la maitrise au plus haut point d’un art rudement acquis – maitrise ô combien supérieure à la démonstration préalable du jeune cordeliste dont le torse se bombait proportionnellement à l’intérêt des doux regards lancés sur lui par la jeune écuyère du numéro d’avant.

Mon clown, à l’instabilité maitrisée de sa corde, faisait vibrer cette dernière avec une amplitude digne de celle de Richter, il détenait une telle perfection de ce déséquilibre qu’il était capable de nous faire croire qu’il ne maitrisait en rien ce fameux équilibre vital.
Tout son art était un art de la tromperie et de la dissimulation et à 6 ans je plongeais sans retenue dans ce joyeux mensonge.
Je prenais tout au premier degré : fausses chutes, faux rattrapages in extrémis, corde incontrôlable devenue l’ennemie fourbe, le tout agrémenté des grand rires bêtas du clown en personne alors qu'il s’agissait pourtant d’exécuter le saut périlleux arrière avec à chaque pied 40 cm de chaussures rouges à lacets jaunes.
Mon ravissement devait aller crescendo lors des ponctuations fracassantes des coups de cymbales d’un orchestre là haut perché, orchestre dont l’unique rôle était d’amplifier le grotesque des bourdes contrôlées de mon clown.

Comment ne pas admirer ce personnage ? se dépêtrant plutôt bien que mal sous la moquerie générale, comment à 6 ans interpréter que ce clown était en réalité un double artiste cachant sous son maquillage comique un surdoué au colossal talent technique et comment surtout, à 6 ans, parvenir à comprendre que souvent ce qui se voit le moins est le plus vrai.

Il me fallu beaucoup d’années pour mettre de véritables mots sur le formidable exploit que réalisait mon clown équilibriste : je comprenais qu’il pouvait exister au monde « des gens sérieux qui ne se prennent pas au sérieux », des gens qui maitrisent à tel point leur discipline qu’ils sont capables de surajouter l’effet qu’il ne la maitrisent pas.
Comble de l’estime que je leur porte : ces artistes là, à l’égo camouflé, acceptaient de laisser au spectateur le seul souvenir de leur bouffonnerie presque dégradante, spectateurs ignorant qu’ils venaient de contempler sans le savoir un sur-talent dissimulé.

Telle fut alors ma quête vers ce profil de personnage que j’admirais tant et telle fut aussi ma chance d’en découvrir quelques « spécimens » aux personnalités bien singulières .
Ainsi et comme une évidence, je les ai choisis pour cela comme parrains de mon périple Place Port N20.
Car pour être parrain de ce périple hivernal, l’incontournable premier critère est celui d’ être ni trop fou, ni trop sage – par chance, ils étaient foison les pilotes des Paris Dakar d'antan qui répondaient à ce critère, sans doute parce qu’il fallait une inconsciente dose de « folie » pour s’engager dans une pareille aventure.
L’année dernière, le parrain du périple Place Port n20 fut Gilbert Lebrun, alias
« Maya l’abeille » . Il fut mon « doux dingue » attitré, dans sa tenue enfantine jaune et noire, mais d’original il n’en avait que la tenue car son palmarès pilote moto 80’s quant à lui était aussi redoutable que respectable : 5 Dakars et 5 arrivées sur la plage de Dakar.

Cette année, dans la même verve de personnages « décalés » que j’affectionne tant, le parrain sera Hervé LECONTE dont la première originalité fut de s’embarquer dans les 12000 kms du rallye Paris Dakar 1983 sur une frêle petite 125 cc Peugeot.
Sans doute, dans son trop plein d’optimisme, espérait-il franchir sur sa petite monture les vastes étendues du Ténéré violemment battu par l’Harmattan, effleurer de près les ravins de l’Erg Oriental, franchir les pistes du Hoggar lardées de saignées et d’oued rocailleux puis traverser les cordons de dunes engloutiseuses de motos.
Merci Hervé LECONTE pour cette douce folie qui t’habite toujours (tes exploits sportifs actuels hors norme le démontrent ) - merci de m’en faire bénéficier au travers de ton parrainage.





passionnant
JMi la fée - Je ne fais pas dans l'utile, je fais dans le romanesque

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