Essai de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011

Réalisé par Jean-Michel Lainé

La gamme des customs s'agrandit régulièrement chez Kawasaki avec maintenant 9 modèles de VN animés avec 2 cylindrées de V-Twin, le 900 et le 1700, le 2 litres n'est plus. Parmi les 1700, outre les versions Classic qui sont les moins accessoirisées, on trouve en 2011 la VN 1700 Classic Tourer, la luxueuse VN 1700 Voyager et ce nouveau bagger VN 1700 Voyager Custom tout droit inspiré par la Harley-Davidson Street Glide qui est aussi passé en 1700 avec l'arrivée des moteurs 103. Tout de noir vêtu, le Voyageur Custom reprend bon nombre d'ingrédients de ces prédécesseurs. Comme son patronyme l'indique, on retrouve sur cette machine la base de la Voyager avec de nombreux accessoires en moins et une finition en noir brillant du plus bel effet. Pour le pilote, il n'y a plus de protection pour les jambes ni de grand pare-brise. Celui-ci est remplacé par un petit déflecteur fumé qui fait office de saute-vent si vous n'êtes pas trop grand. C'est le passager qui fait le plus gros sacrifice sur l'autel du style avec la disparition du top-case et du dossier qui va avec, des repose-pieds de type plateau, ainsi que de la large selle au profit d'une plus petite effilée qui s'accorde avec la forme du garde-boue. Seul le pilote retrouve la selle moelleuse rencontrée sur les autres machines de la série VN.

Photo de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011
Photo de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011

Le confort offert au conducteur reste d'un bon niveau si on fait abstraction de la protection de la tête et des épaules que ne peut satisfaire correctement le petit saute-vent. Le buste est par contre bien abrité avec cette large tête de fourche qui accueille une instrumentation ultra complète. Il n'y a pas de protection pour les jambes, mais elle n'était de toutes les façons pas très efficace sur le Voyager, donc autant se passer de ces éléments disgracieux. Enfin, les leviers réglables sont pratiques et les repose-pieds amortis absorbent les petites vibrations, bref, on est confortablement installé pour la route. Le tableau de bord rappelle l'ambiance des vieilles voitures américaines mais cette fois-ci, l'éclairage est sur fond rouge. On apprécie que la graduation du tachymètre ne soit plus de 30 en 30km/h mais avec un pas de 20, c'est bien plus conventionnel dans nos contrées et bien plus simple à lire. Sur la vaste planche de bord, on trouve 4 cadrans avec de gauche à droite, la jauge de carburant, la vitesse (de 20 en 20 donc), le compte-tours et la température moteur. Au centre, un grand affichage digital permet de voir la consommation, les totalisateurs ainsi que le rapport engagé. En-dessous, c'est la radio / MP3 / iPod. La plupart des commandes de tout ceci sont accessibles du pouce gauche depuis un comodo très chargés, tout comme le régulateur de vitesse au pouce droit. A l'usage, on regrette que comme sur le Voyager, que la sonorisation uniquement sur l'avant manque de basse et de puissance pour être entendu au-delà des 80km/h. Pour en finir avec le confort, on s'attarde un peu sur la bagagerie. Les valises qui s'ouvrent par le côté sont larges mais n'accueillent pas un casque pour autant comme sur toutes les machines de cette catégorie. On apprécie les vide-poches dans le carénage facilement accessibles. Dommage que tout ceci ne s'ouvre qu'avec la clé, ce qui oblige à couper le contact pour chercher quelque chose dedans...

Dynamiquement, le nouveau V-Twin de 1700 cm3 est commandé par un système de gestion électronique des gaz qui optimise le mélange air/essence pour plus de souplesse. De ce point de vue c'est réussi, car malgré ses deux grosses gamelles, le twin reste toujours très souple. Une aubaine pour le «cruise control» ou le maniement en ville particulièrement aisé, un peu moins pour le plaisir de rouler nez au vent sur les petites routes même si la sonorité nous accompagne à chaque relance . Du coup, même si la boîte est un peu ferme, on la manipule finalement peu et profite de la souplesse de ce bloc pour se relancer tranquillement en sortie de courbe ou se laisser mourir en entrée. Cette facilité de conduite associée aux suspensions assez souples font qu'on se laisse rapidement porter comme si on survolait le bitume. Il faudra toutefois ne pas hésiter à solliciter le frein arrière pour stabiliser la machine dans une courbe rapide lorsque le revêtement est médiocre. Le plus contrariant est la garde au sol limitée qui oblige à nettement faire attention en courbe, on connaît bien mieux dans la catégorie. Le freinage est dans les standards avec une combinaison obligatoire de l'avant et de l'arrière qu'il ne faut pas hésiter à enfoncer. L'ABS veille aux risques de blocages lorsqu'il pleut, surtout pour l'avant avec cette géométrie de châssis et cet empattement très long. La bonne nouvelle pour ce Voyager Custom en dehors de son style très remarqué par rapport à la Voyager, est que son allègement esthétique et aérodynamique lui fait presque gagner 1 litre aux 100km sur sa consommation moyenne.

Photo de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011
Photo de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011

Bilan

Chez Kawasaki, la famille VN (9 modèles) se décline avec cette 1700 Voyager Custom, une version allégée esthétiquement de la Voyager au style inspiré par la Street Glide d'Harley-Davidson. En dehors de la protection, le pilote retrouvera le même niveau de confort que sur sa devancière ainsi qu'un équipement pléthorique, notamment la sonorisation (FM / MP3 / iPod) avec ses mêmes défauts et qualités. Sur l'instrumentation très complète, on apprécie un petit détail, c'est la graduation du compteur bien plus pratique à lire sur ce modèle que sur la Voyager. Le passager est pour sa part nettement descendu en gamme avec le dossier et les larges repose-pieds qui disparaissent, ainsi qu'une selle bien moins accueillante. Mais ce qui compte le plus au guidon de cette machine, c'est son style très nettement remarqué et admiré par les passants. Le style est flatteur et la conduite aisée, ce qui ne gâche rien. On regrette juste que la souplesse du moteur ne contrarie quelque peu la balade en étant très (trop) linéaire. De même la garde au sol est très limitée, on connaît bien mieux dans la catégorie. Hormis ces deux points, on trouve tout ce qu'on attend d'un bagger, c'est-à-dire du style, le plaisir de se laisser porter au son du V-Twin pour traverser la campagne, et une bagagerie suffisante pour ne pas devoir porter un sac-à-dos le temps d'un week-end. Cette Kawasaki VN 1700 Voyager Custom mériterait sans doute un moteur plus expressif, mais elle est actuellement la meilleure interprétation japonaise du style bagger américain.

essai de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011
Essai de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011

On aime bien

  • Confort de l'assise
  • Partie cycle correcte
  • Equipement complet

On aime moins

  • Moteur peu démonstratif
  • Utilisation de la bagagerie
  • Sonorisation moyenne
Quotidien
Voyage
Loisir
Sport
Duo
On vous regarde
On la détaille
On l'écoute
Ecouter

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Fiche technique de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011

Tarif (juillet 2011)17 599 €
Puissance73ch à 5000tr/min
Couple13,9mkg à 2750tr/min
Frein avantDouble disque 300mm étrier 4 pistons
Frein arrièreSimple disque 300mm étrier 2 pistons
Hauteur de selle730mm
Poids (constructeur)382kg avec les pleins
Réservoir/Conso20L / 6,5L aux 100km

Ces données techniques et tarifs peuvent changer sans préavis. Si ce modèle est toujours au catalogue, vous trouverez des informations complémentaires, le dernier tarif ainsi que les promotions en cours sur www.kawasaki.fr, le site officiel de la marque.

Photos de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011

Fond d'écran

fond d'écran de la Kawasaki VN1700 Voyager Custom modèle 2011
Fond d'écran aux dimensions 1024x768 1280x1024 800x600