fil d'actualité - actualité moto  |  essais moto - essais maxi scooter - essais scooter 125 - essais auto  |  tests pneu, tourisme, sport, salons : nos dossiers  |  photos des essais
Dimanche 20 avril 2014 · 7:44
17e année

 

Essai AJP 125 PR4 Enduro et Supermotard

Réalisé par la rédaction le 25 octobre 2003 La société SFCS, avec la participation de l'usine portugaise AJP, nous avait conviés à venir découvrir les 125 enduro et supermotard, ainsi que les projets pour l'année 2004.

SFCS motos est importateur des marques MONDIAL, ROYAL ENFIELD, ADLY, ZONGQ et AJP. Tablant sur une force de 50 concessionnaires à fin 2003 (35 en juin 2003), SFCS ambitionne un réseau de plus de 100 concessions à la fin 2004. Une concession par département et d'avantage en région parisienne et grandes villes.SFCS motos a recherché pour son réseau de concessionnaires les meilleurs produits qui n'étaient pas encore représentés sur le marché français ou qui souhaitaient y accroître leur présence.

Jean Bernard Desquenes, directeur chez SFCS, nous présentera les ambitions de SFCS motos. Cet homme cumule les expériences auto et moto. Il a participé et assuré le lancement de nombreuses marques en France. Après avoir réalisé l'implantation d'ISUZU sur notre marché, il est à l'origine de l'importation des premières marques chinoises sur le marché français.

Marc Morales, ancien importateur Husaberg, vient de rejoindre la société SFCS. D'une part pour assurer la continuité de la marque Royal Enfield, dont il gérait la destinée en France depuis 3 ans, et surtout pour développer les activités Tout Terrain chez SFCS.Il fut 4 fois Champion de France d'enduro, Champion du monde d'enduro par équipe en 1988, 2 fois vainqueur du Rallye de l'Atlas et a participé 8 fois au Paris-Dakar avec une place de 3ème en 1989. Il a également été 3ème du Paris Moscou en 1995. Autant dire que pour nous présenter les petites 125 AJP d'enduro, il possède une certaine expérience...

Antonio Pinto et son frère ont fondé la société AJP (Antonio Jorge Pinto), marque portugaise promise à un bel avenir. Elle acquiert ses titres de noblesse en compétition depuis 1988. La gamme actuelle, 125 enduro et supermotard, va s'étoffer en 2004 avec des motorisations Suzuki 250 et 450 cc. Antonio, via un ami traducteur, répondra à nos questions techniques au cours de la journée.

Arrivée au domaine
Votre aimable webmaestro JMi ne pouvant se rendre à la présentation ce jour là, c'est mon jour de sortie ! J'arrive à 9h45 au domaine, assez refroidi après cette heure de voyage en moto... mais la météo augure du meilleur : un soleil radieux a l'air décidé à nous accompagner toute la journée. Je rencontre quelques personnes déjà présentes qui elles aussi ont l'air d'avoir enduré les températures presque dignes du grand nord canadien.

Nous sommes accueilli par le maître des lieux du domaine, Philippe Carlier. La société SFCS a réservé le splendide Domaine de Nucourt, dans le 95, pour faire essayer ces motos AJP.Sur une superficie de 20ha (et 15ha creusé dans la roche paraît-il !), ce lieu est tout particulièrement idéal pour toutes manifestations motorisées dans un grand espace boisé par endroit, et clos.

Nous arrivons dans les salles taillées dans la roche et passons dans une autre... par l'antre de la cheminée ! Le café nous réchauffe, et nous voila prêt après quelques présentations, à aller voir les motos exposées dehors.

Les 125 AJP PR4
La première chose qui saute aux yeux, sur le modèle enduro, comme sur celui de supermotard, c'est la qualité de l'assemblage, l'impression de qualité qui s'en dégage. La moto est belle, et tous les éléments visibles respirent le bel ouvrage. L'instrumentation comprend des voyants de phare, clignotants, position neutre et passage en réserve d'essence. Le tableau de bord offre également un compteur de vitesse muni d'un partiel.

Essai du modèle enduro
Nous voilà sur le domaine pour essayer les motos. Deux motos d'enduro sont présentées, l'une rodée et l'autre totalement neuve. Marc Morales nous fait une démonstration des possibilités de la machine d'enduro. La moto rodée donne l'impression, sur le bord du terrain, de bien respirer à chaque passage, et Marc nous fait des passages tout en technique et laisse une impression de grande facilité.
Il déboule assez rapidement des courbes, freine puis relance la moto dans les virages sans donner l'impression de vraiment ralentir à chaque passage. La moto traverse les passages boueux sur l'angle sans se dérober, tout cela semble très facile ! D'après Marc la moto étant bien réglée en suspension, cela se ressent bien à la conduite.
Après plusieurs passages, il propose à chacun d'essayer les motos. Etant venu pour une présentation plutôt qu'un essai, j'attend, ne sachant si je dois aller m'essayer à l'enduro pour la première fois, sachant que je n'ai pas d'équipement, et aucune notion de pilotage avec ce type de machine.

Jean Bernard Desquenes me pousse à essayer pour me rendre compte, et je me décide enfin. Après avoir glaner 2 ou 3 conseils auprès de Marc, je me lance, et... j'ai l'impression d'avoir déjà fouler l'herbe et la boue car la moto est vraiment facile !J'applique les principes de base : debout sur les repose pieds dans les bouts droits, la jambe sortie pour les virages, j'écoute Marc et je freine bien de l'avant et de l'arrière, et cela parait bien efficace. Je passe les ornières parfois bien sèches sans soucis, et je découvre que ce 125 4temps est efficace. Pour mes débuts dans cette pratique, cela se passe très bien, je ne m'ennuis pas du tout. En clair : on s'amuse beaucoup au guidon de cette machine.
Je tourne je tourne, mais nous sommes plusieurs à devoir essayer ce modèle, et je passe la main au suivant, alors que j'aurai bien continué ! Mais ce n'est pas plus mal, vu l'état déjà bien avancé de mon jean.

Pause
Nous retournons vers 13h pour déjeuner dans une des salles des carrières, et je me retrouve à la même la table que Marc Morales, occasion de discuter du monde de l'enduro et de connaître un peu mieux le personnage.
Homme avenant, avec sa moustache grisonnante, j'écoute un peu les anecdotes sur le monde de l'enduro, mais aussi sur l'époque des rallyes voitures, où la camaraderie et les bonnes bouffes étaient courantes même lors des compétitions. Il semblerait que à la fois l'enduro et le supermotard ne soient pas encore frappés des maux de la moto grand public que nous connaissons. Ces disciplines sont souvent pratiquées par des passionnés, juste pour le plaisir, entre potes, et correspondent plus à un style de vie qu'a une façon de paraître dans la société actuelle.

A la fin du repas, je m'approche d'un homme, que je connais, mais je n'arrive pourtant pas à me rappeler son nom. Je m'en excuse auprès de lui, et il se présente : Eric Saul bien sur ! C'est bien lui que j'ai maintes fois vu aux Coupes Motos Légendes ou trophées Gérard Jumeaux, sur des motos d'une autre époque et qui roulent encore pour le bonheur de tous les amateurs de belles mécaniques. Et là il sort quelques photos des dernières manifestations, et je le vois aux cotés de personnes aussi célèbres que lui, des pilotes motos... il nous parle même brièvement de Barry Sheen, avec une lueur dans l'oeil, qui me laisse comprendre qu'il aimait l'homme et qu'il le comptait parmi ses amis.
Il est ici aujourd'hui en représentant de la marque Mondial, et il me dit que depuis quelque temps, il a dans son garage une Mondial Piega ! Il est fort possible qu'emoto retrouve cet homme prochainement lors d'une présentation de ce gros bicylindre sportif qui préfigure le renouveau de cette prestigieuse marque italienne.

Modèle Supermotard
Le modèle Supermotard est semblable au modèle enduro à commencer par le moteur qu'ils partagent. La machine possède des roues de 17 pouces et une belle finition noire faisant ressortir les éléments plus clairs ou polis du cadre, des roues et du bras oscillant.

Prototype 400cc cross AJP
Antonio Pinto nous demande de l'accompagner dehors, SFCS et AJP souhaitant également présenter le prototype 400cc cross AJP.Cette moto est sublime dans sa livrée noire, et je constate comme d'autre que ... le réservoir d'essence n'est pas à sa place habituelle, mais sous la selle (ici en blanc). C'est l'un des choix techniques retenus par AJP pour remédier au problème du poids d'essence embarqué qui alourdi la moto de l'avant avec le plein, poids qui diminue ensuite au fur à mesure de l'utilisation de la moto. Cet aménagement sous la selle, au plus près du centre de gravité de la moto, gêne beaucoup moins le pilote d'après Antonio.Nous en saurons plus prochainement par SFCS dès que ce modèle sera en voie de commercialisation.